Messagepar Sauvegarde » 17 juil. 2026, 22:16
Le kérosène n'était qu'un exemple pour illustrer le fait que nous n'accepteriez pas une hausse du prix après avoir régler votre voyage.
Mais ne supportez pas une baisse plus tard.
Malheureusement votre argument ne tient pas sur le procédé flash. Il n'a jamais été écrit qu'une vente flash serait le prix le plus bas jusqu'au départ.
Toutefois, je préfère me renseigner voir comment vous aider , si c'est possible... I'll come back...
Voila, voilà...
Mon analyse
1. La baisse ultérieure du prix n’est pas un préjudice juridiquement indemnisable
Elle a librement accepté un forfait à 3 541 €. Le fait que le même voyage soit proposé 676 € moins cher trois jours plus tard ne signifie pas que le premier contrat est devenu déséquilibré ou illicite.
C’est comparable à :
un billet d’avion qui baisse après l’achat ;
une chambre d’hôtel bradée à la dernière minute ;
un téléviseur mis en promotion la semaine suivante.
Le professionnel n’a pas à appliquer rétroactivement son nouveau prix aux contrats déjà conclus.
D’ailleurs, l’encadrement prévu par le Code du tourisme pour les variations de prix après la conclusion concerne essentiellement les modifications du prix du contrat déjà conclu, notamment celles liées au carburant, aux taxes ou aux taux de change. Il ne crée pas une garantie générale d’alignement sur les prix proposés ultérieurement à d’autres clients.
Une baisse du tarif commercial proposé aux nouveaux clients ne profite pas automatiquement aux anciens.
2. « Vente flash » ne signifie pas nécessairement « prix le plus bas garanti »
C’est le point faible de l’argumentation de Marie-Claude.
Une vente flash signifie normalement que l’offre est disponible pendant une période limitée. Elle ne signifie pas nécessairement :
que le prix restera identique pendant toute l’opération ;
qu’aucune remise supplémentaire ne sera appliquée ;
qu’il s’agit du prix minimal jusqu’au départ ;
qu’une différence sera remboursée.
Elle affirme qu’une vente flash est « par définition » une garantie de tarif exclusif ou de meilleur prix. Juridiquement, cette définition est trop catégorique.
Même le terme « exclusif » peut seulement signifier que l’offre ou les conditions sont réservées aux membres de Voyage Privé, et non qu’aucun acheteur ultérieur ne bénéficiera d’un prix inférieur.
3. Ce qui pourrait devenir trompeur
L’article L.121-2 du Code de la consommation vise les indications ou présentations fausses, ou susceptibles d’induire en erreur, notamment sur le prix, son mode de calcul, le caractère promotionnel de l’offre, sa disponibilité ou les conditions de vente.
Il faudrait donc identifier une affirmation précise, par exemple :
« meilleur prix garanti » ;
« prix le plus bas » ;
« dernière chance avant augmentation » ;
« cette offre disparaît définitivement à la fin du compte à rebours » ;
un compteur qui revient systématiquement à zéro ;
une prétendue rareté des places qui serait artificielle ;
un prix barré ou une économie annoncée calculés sur une référence inexacte.
La DGCCRF indique effectivement que les promotions faussement limitées et certains comptes à rebours peuvent constituer des pratiques commerciales trompeuses lorsque les informations servant à créer l’urgence sont fausses. Le compte à rebours n’est donc pas illégal en lui-même.
Ici, la vente était encore en cours et le prix a été modifié avant sa fin. Cela ne prouve pas que le compte à rebours était fictif : il pouvait parfaitement signaler la fin de l’opération commerciale, sans garantir l’immuabilité du tarif durant celle-ci.
Ce qu’elle peut concrètement faire :
Elle peut conserver :
la capture de l’offre au moment de la réservation ;
celle du tarif à 2 865 € ;
les dates, horaires et caractéristiques exactes des deux offres ;
les mentions « exclusif », « vente flash », « dernières places » ou assimilées ;
les courriels contradictoires du service client.
Puis :
faire une dernière réclamation écrite, mais en demandant un geste commercial, plutôt qu’en présentant le remboursement comme un droit certain ;
saisir le Médiateur Tourisme et Voyage après épuisement de la réclamation interne ;
effectuer un signalement SignalConso si elle estime que la présentation commerciale était trompeuse. SignalConso sert à transmettre le problème à la DGCCRF et peut aussi favoriser une résolution amiable, mais ne décidera pas individuellement de lui attribuer 676 €.
Je déconseillerais de laisser croire qu’une procédure judiciaire individuelle pour 676 € a de bonnes chances. Sans preuve d’une promesse mensongère précise, ses chances me paraissent très faibles.
Je vous résume :
La baisse du prix est certes très désagréable, mais je crains qu’elle ne suffise pas, à elle seule, à caractériser une pratique commerciale trompeuse ni à ouvrir un droit au remboursement de la différence.
Vous avez conclu un contrat au prix de 3 541 €, que vous avez accepté. Voyage Privé reste ensuite libre de modifier le prix proposé aux nouveaux clients en fonction des disponibilités, y compris pendant la période intitulée « vente flash ». Une vente flash indique normalement une durée limitée de commercialisation ; elle ne constitue pas nécessairement une garantie que le tarif restera fixe ni qu’il sera le plus bas proposé jusqu’au départ.
Il pourrait en aller autrement si vous disposiez d’une mention précise telle que « meilleur prix garanti », « prix le plus bas », « dernière chance avant augmentation », ou si le compte à rebours, la disponibilité annoncée ou le prix de référence étaient fictifs. Dans ce cas, il faudrait conserver toutes les captures, car c’est cette présentation objectivement fausse ou trompeuse — et non la seule baisse de prix — qui pourrait relever de l’article L.121-2 du Code de la consommation.
Vous pouvez donc effectuer un signalement sur SignalConso et saisir ensuite le Médiateur Tourisme et Voyage. Cela peut éventuellement favoriser un geste commercial ou permettre à la DGCCRF d’examiner plus globalement les méthodes utilisées. En revanche, sauf élément supplémentaire dans la publicité initiale, je ne serais pas optimiste quant à l’obtention juridique des 676 €.
À mon avis, la demande la plus réaliste reste celle d’un geste commercial, sans présenter le remboursement de la différence comme un droit acquis.
Ceci dit j'espère qu'au cours de votre voyage vous rencontrerez d'autres personnes qui ont payé un peu plus cher que vous et que vous ne serez pas la seule à avoir payé cette somme.
Sans doute que cette destination se vend mal ou que l'hôtel a de grandes difficultés à remplir ses chambres, ou des problèmes récurrents. Ce qui explique pourquoi les prix ne cessent de chuter car peu de personnes veulent y aller.
J'espère que vous ne serez pas déçu en plus d'avoir payer le prix fort.
Bonne vacances à vous