Nous sommes locataires d'un appartement à Strasbourg depuis juillet 2015 et quittons notre logement fin mars. Nous souhaitons anticiper les questions qui pourraient se poser lors de l'état des lieux de sortie, notamment concernant les volets roulants et les menuiseries.
Situation des volets roulants
L'appartement dispose de 9 volets roulants répartis entre cuisine, salon et 3 chambres. Leur état général est très dégradé :
- Les coffres sont en bois brut fortement dégradé (noircissement, joints détruits, peinture écaillée), ce qui suggère une installation datant de 30 ans minimum
- 5 volets sur 9 sont actuellement inopérables : les sangles sont grippées, effilochées ou cassées, avec des enrouleurs métalliques eux-mêmes rouillés et bloqués
- Les volets battants extérieurs présentent une rouille avancée sur leurs ferrures et cadres, avec mousses et lichens témoignant d'un abandon d'entretien depuis de nombreuses années, et des bras de maintien tordus présentant un risque de chute sur la voie publique
Un premier sinistre avait été déclaré à notre assurance en juin 2019 pour des dommages aux volets de la cuisine et de la chambre. Le volet de cuisine, qui s'est cassé entièrement, n'a jamais été réparé depuis. Nous avons dû poser un store provisoire en bois qui n'a pas tenu un an. Lors d'échanges ultérieurs avec les propriétaires, un "mauvais usage" de notre part a été évoqué.
Fenêtre du salon déboîtée et vétusté confirmée par expert
Une fenêtre du salon est depuis plusieurs années très difficile à fermer une fois ouverte. En décembre 2020, lors d'une tentative de fermeture, le vitrage a cédé : un nouveau sinistre a été déclaré à notre assurance. Notre assurance a missionné un cabinet d'expertise qui a visité le logement en avril 2021.
Dans son courrier de juillet 2021, l'expert indique explicitement que "les désordres constatés au niveau des menuiseries PVC et des volets roulants sont essentiellement liés à leurs anciennetés" et qu'il "a conseillé [au bailleur] de procéder à leur remplacement". L'expert avait également contacté le bailleur pour lui proposer d'affecter l'indemnité du vitrage au financement partiel du remplacement de la menuiserie. Le bailleur a refusé et n'a jamais entrepris les travaux.
Nous disposons de l'ensemble de la correspondance expert / assurance documentant ces échanges.
Ma question
Sachant que le remplacement des sangles figure normalement dans les réparations locatives (décret du 26 août 1987), peut-on invoquer la vétusté pour s'exonérer de cette charge, dès lors que :
- La vétusté est manifeste et généralisée : coffres en bois dégradés, enrouleurs métalliques rouillés et grippés, ferrures et cadres extérieurs oxydés
- L'ancienneté dépasse largement la durée de vie standard de 15 à 20 ans retenue par les grilles de vétusté
- La défaillance touche 5 volets sur 9, ce qui exclut la thèse du mauvais usage
- Un expert mandaté par notre assurance a lui-même constaté et consigné par écrit cette vétusté dès 2021, et conseillé le remplacement au bailleur qui a refusé d'agir
Merci d'avance pour votre éclairage sur cette situation.






