Messagepar Sauvegarde » 10 sept. 2026, 14:12
Bonjour,
Malheureusement, pour une location vide constituant la résidence principale des locataires, **le licenciement de votre conjoint et vos difficultés financières ne permettent pas d’imposer une reprise avant la fin du bail**.
Une précision sur les six mois : votre congé pour reprise doit être reçu **au moins six mois avant l’échéance du bail**. Vous pouvez le notifier plus tôt, mais cela n’avance pas la date à laquelle les locataires devront partir. Si le bail se termine en 2028, la reprise prendra donc normalement effet en 2028, sous réserve des règles concernant certains locataires protégés. [Explications sur Service-Public](https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F929).
Il existe bien un dispositif de bail raccourci pour un événement professionnel ou familial prévu, mais il doit avoir été organisé dès la conclusion du contrat, avec l’événement mentionné dans celui-ci. Il ne permet pas de raccourcir après coup votre bail de trois ans. [Article 11 de la loi du 6 juillet 1989](https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000509310).
**Votre meilleure piste est donc de discuter dès maintenant d’un départ amiable avec vos locataires.** Vous pouvez leur expliquer votre situation et voir s’ils accepteraient de déménager à une date convenue, éventuellement avec une contrepartie : participation au déménagement, remise de loyer, aide à la recherche d’un logement… Ils restent libres de refuser. En cas d’accord, faites formaliser par écrit la date de départ et les conditions financières.
Je vous conseille de contacter l’**ADIL de votre département**, qui donne des conseils juridiques gratuits : elle pourra examiner votre bail, vous aider à sécuriser vos démarches et vous orienter concernant le logement dégradé que vous occupez actuellement. [Trouver votre ADIL](https://www.anil.org/qui-sommes-nous/reseau-des-adil/).
Avez-vous déjà parlé de votre situation à vos locataires, et seraient-ils éventuellement ouverts à un départ négocié ?