Bonjour,
Je me permets de solliciter vos avis sur une situation bancaire et immobilière complexe.
J’ai signé un compromis de vente pour un appartement. Le financement a été accepté par la banque (prêt principal + PTZ).
La signature définitive chez le notaire, initialement prévue mi-décembre, a été repoussée indépendamment de ma volonté, suite à la découverte d’un sinistre ancien affectant une partie commune (infiltration depuis une terrasse). Le notaire a légitimement refusé de faire signer sans sécurisation juridique (séquestre / accord copro).
Les fonds avaient été débloqués une première fois et envoyés chez le notaire.
À la demande de la banque, les fonds ont ensuite été rapatriés vers la banque.
Ce rapatriement m’a été présenté par ma conseillère bancaire comme indispensable pour pouvoir obtenir un différé de remboursement du crédit. Elle m’a garanti oralement (message vocal) que le remboursement du crédit pourrait être différé tant que la signature définitive n’aurait pas lieu.
Après le rapatriement des fonds, sa direction a finalement invalidé cette possibilité. La conseillère est depuis en arrêt maladie et, selon la directrice d’agence, « mal à l’aise vis-à-vis de la situation ».
Conséquence :
– une première échéance de crédit a été prélevée en janvier,
– alors que je ne suis toujours pas propriétaire,
– que la vente n’est pas signée,
– et que les fonds sont actuellement à la banque.
La banque m’indique aujourd’hui que ce prélèvement serait « normal » (mécanisme de prorata) et me propose uniquement un découvert autorisé temporaire.
Par ailleurs, elle me met la pression sur un risque de perte du PTZ si la signature tarde, alors que le projet est toujours en cours et que le retard est documenté et indépendant de ma volonté.
Mes questions sont les suivantes :
La banque peut-elle légalement exiger le remboursement d’un crédit immobilier avant la signature définitive de l’acte de vente ?
Le notaire avait-il le droit de conserver les fonds sans limite de durée avant la signature ?
Le rapatriement des fonds à la demande de la banque modifie-t-il mes obligations de remboursement ?
L’information orale erronée donnée par la conseillère (différé possible) peut-elle engager la responsabilité de la banque ?
Existe-t-il un risque réel de perte du PTZ dans ce type de situation ?
Quels recours ou leviers sont envisageables (régularisation, compensation, médiation) ?
Merci par avance à celles et ceux qui prendront le temps de me répondre.






