Bonjour HeureBleue,ma première réponse était adaptée aux informations initiales. La révélation de l’incapacité du conjoint change complètement la priorité : l’article 219 devient désormais la voie principale.
Et je vous explique.
La mauvaise entente familiale empêche probablement une habilitation familiale, mais il existe une autre procédure qu’il ne faut pas confondre avec celle-ci : **l’habilitation judiciaire entre époux prévue par l’article 219 du Code civil**.
Lorsqu’un époux est hors d’état de manifester sa volonté, son conjoint peut demander au juge des contentieux de la protection l’autorisation de le représenter pour certains actes ou, si nécessaire, de manière plus générale pour la gestion de ses biens.
Cette habilitation peut notamment permettre de gérer un compte bancaire ouvert au seul nom du conjoint empêché, d’obtenir les relevés, d’effectuer les paiements et virements nécessaires et de régler ses dépenses. Elle peut être accordée quel que soit le régime matrimonial et ne nécessite pas l’accord unanime de la famille. Le juge vérifiera naturellement que la mesure est conforme aux intérêts de votre conjoint.
La demande peut être faite avec le formulaire Cerfa 15734*03. Il faudra notamment joindre le livret de famille, les pièces d’identité, un acte de naissance récent de votre conjoint et des éléments médicaux établissant qu’il ne peut plus manifester sa volonté. Dans votre demande, précisez très concrètement les opérations bancaires que vous devez pouvoir réaliser et signalez l’urgence résultant du risque de factures ou de dépenses laissées sans règlement.
==== Je sépare car suit une autre démarche à faire en parallele.
Parallèlement, vous pouvez exercer auprès du délégué à la protection des données de BNP Paribas votre propre droit d’accès au titre du RGPD. Demandez toutes les données, mentions informatiques, historiques et documents vous concernant en qualité de mandataire ou de bénéficiaire d’une procuration sur les comptes de votre conjoint. Même si la banque ne peut pas vous communiquer librement toutes les données de votre conjoint, elle doit rechercher et vous communiquer les données personnelles qu’elle détient sur vous.
Enfin, si la procédure de curatelle risque effectivement de durer plusieurs mois et que la situation devient urgente, demandez au juge s’il est possible de prononcer dans l’attente une sauvegarde de justice avec désignation d’un mandataire spécial chargé des opérations bancaires indispensables.
À mon avis, il faut donc mener simultanément trois démarches : réclamation écrite et recherche d’archives auprès de BNP, demande RGPD en votre nom, et surtout demande d’habilitation judiciaire entre époux sur le fondement de l’article 219 du Code civil.
Vous avez besoin d'un modèle de courrier, demandez moi
Bon courage et bonne soirée
Concernant la demande écrite à ma banque, vu le laxisme de mon conseiller et du personnel, j’avais envie la semaine dernière de « taper plus haut ».
En détail : en juin premier mail à mon conseiller pour avoir par écrit les informations sur nos procurations, date, etc. Aucune réponse, au bout de 15 jours je le relance , réponde verbale au téléphone. Étonnée de la réponse, une seule procuration, début juillet je lui redemande par mail un écrit et copie de la procuration, aucune réponse, je passe à l’accueil à l’agence, la personne à l’accueil le relance par mail, toujours aucune réponse. La semaine dernière j’y suis retournée, vendredi, toujours la même personne à l’accueil qui me donne la page 1 de la procuration. Le lendemain j’y retourne, samedi pour obtenir la page 2. La personne à l’accueil n’est pas la même et ne trouve pas le document et me demande de revenir mardi, demain pour obtenir la page 2 et donc revoir la personne que j’avais vu la première fois. Je suis sortie assez en colère, c’est une honte, un tel laxisme, vu les frais bancaires qui sont exorbitants. Mon idée était de « taper plus haut » directement au siège, par écrit et en recommandé, mais à quel service ? Vu ce laxisme si je fais une demande à mon agence, je doute de l’efficacité et de la rapidité.