Messagepar tapisateur » 28 août 2026, 15:44
Bonjour,
J'ai un cas similaire avec SPB qui refuse d'indemniser sans justifier juridiquement une position infondée. Il est à noter des manoeuvres étonnantes : refuse de faire un écrit pour annoncer la position d'indemnisation d'un téléphone portable, mais procède via des appels téléphoniques : utile pour joindre une personne qui n'a plus de téléphone portable.
Voici la réponse du service réclamation
Nous faisons suite à votre réclamation, par laquelle vous contestez le refus de prise en charge qui vous est opposé.
Vous contestez les appels téléphoniques reçus malgré votre demande de privilégier les échanges écrits, ainsi que les difficultés rencontrées pour accéder au formulaire de réclamation en ligne.
Nous regrettons les difficultés rencontrées lors de la gestion de votre dossier et vous prions de bien vouloir nous excuser pour la gêne occasionnée.
"Nous vous rappelons que le contrat d’Assurance Dommage + option vol, police n° ICICDDV19, garantit le dommage matériel accidentel dont la définition est la suivante :
-Dommage matériel accidentel (ou « Casse ») : « désigne toute destruction, détérioration totale ou partielle extérieurement visible du Bien, nuisant à son fonctionnement et qui résulte d’un Accident. »
-Accident: « désigne tout événement soudain, imprévisible et résultant d’un Tiers ou d’une cause extérieure à l’action de l’Assuré. ».
Un refus de prise en charge vous a été notifié pour absence d'un accident au sens contractuel à l'origine de la casse dudit appareil.
Dans votre courriel de réclamation, vous indiquez que, alors que vous étiez assis sur la plage, vous avez été accidentellement heurté par une personne que vous ne connaissiez pas. Vous précisez qu’à la suite de ce choc, votre téléphone est tombé de votre poche.
Nous vous informons que les explications apportées postérieurement au refus de prise en charge ne peuvent être prises en compte dans l’étude de votre dossier.
Nous fondant sur votre première déclaration, nous vous confirmons que votre demande d’indemnisation ne peut recevoir de réponse positive. "
Voici mon retour que SPB ne veut pas entendre :
"Conformément à l’article L113‑2 du Code des assurances, l’assuré doit déclarer « les circonstances connues de lui ».
La jurisprudence constante précise que :
l’assuré n’a pas l’obligation de fournir un récit exhaustif dès la première déclaration ;
les précisions ultérieures sont recevables dès lors qu’elles ne modifient pas la nature du sinistre ;
l’assureur doit instruire le dossier de manière loyale, complète et contradictoire.
Cour de cassation, 1re civ., 22 mai 2008, n°07‑14.931
La Cour rappelle que l’assuré doit déclarer les circonstances connues de lui, mais n’a pas l’obligation de fournir un récit complet ou juridiquement structuré.
Les omissions non intentionnelles ne peuvent justifier un refus de garantie.
Cour de cassation, 2e civ., 7 avril 2016, n°15‑17.427
L’assureur ne peut reprocher à l’assuré une déclaration “insuffisamment détaillée” si les éléments essentiels du sinistre ont été fournis.
En refusant d’intégrer des éléments complémentaires pertinents, vous contrevenez à votre obligation de gestion loyale du sinistre."
SPB semble n'apporter aucun intérêt au respect des règles de droit et se contente de refuser d'intervenir, sans jamais n'apporter de précision sur le bienfondé juridique de la position.
En ce sens, je souhaite une prise en charge immédiate du sinistre.
Pour information, l'assurance coûte 14,99 euros, pour assurer un bien d'une valeur de 103,86 euros, soit un taux de prime supérieur à 14%, c'est tout de même incroyable.
N° de dossier : 8256743
N° d'adhésion : 678-10001-34667866-1