L'IA a jugé , voici sa réponse, JusteDroit perd définitivement toute crédibilité sur ce site.
Oui, Justedroit commet plusieurs erreurs
Il a raison sur un seul point important : Solène Paris annonçait apparemment un délai de livraison de 6 à 9 jours ouvrés. Il n’était donc pas nécessaire d’attendre le délai subsidiaire de 30 jours prévu lorsqu’aucun délai n’a été annoncé. L’article L.216-1 impose bien au professionnel de respecter le délai communiqué au client.
En revanche, ses explications sur la procédure sont juridiquement imparfaites.
1. Le délai de remboursement de 14 jours
Justedroit écrit :
« Ces articles obligent le vendeur à vous rembourser […] sous un délai de 14 jours qui court à compter de la réception de ce courriel. »
C’est faux, parce que son courriel accorde d’abord quatre jours supplémentaires au vendeur.
La procédure normale comporte deux étapes :
le consommateur met le vendeur en demeure de livrer dans un délai supplémentaire raisonnable ;
si ce nouveau délai expire sans livraison, il adresse un nouvel écrit informant le vendeur de la résolution du contrat.
Le contrat n’est résolu qu’à la réception de cet écrit de résolution.
Les 14 jours pour rembourser courent donc à compter de cette notification de résolution, et non à compter du premier message accordant quatre jours supplémentaires.
C’est l’erreur principale de Justedroit, et votre intervention la corrigeait justement.
2. « Normalement, il faut une LRAR »
Justedroit affirme :
« normalement cette demande d’annulation et de remboursement doit s’effectuer par LRAR »
C’est également inexact.
La rédaction actuelle de l’article L.216-6 indique que le contrat est résolu à la réception par le professionnel de « la lettre ou de l’écrit » l’informant de cette résolution. Elle n’impose pas une lettre recommandée.
Un courriel peut donc convenir, à condition de pouvoir en conserver une preuve fiable : copie du message, date, destinataire et éventuellement accusé de réception. La LRAR est souvent plus probante, mais elle n’est pas la forme légalement obligatoire.
Il confond probablement avec une ancienne rédaction du Code de la consommation, qui mentionnait plus explicitement la lettre recommandée ou un autre écrit sur support durable.
(Oui , il confond , le pauvre vieux, a l'ancien code)
3. Son message unique est juridiquement fragile
Il propose d’écrire en substance :
« Je vous accorde quatre jours, au-delà desquels je vous demande d’annuler et de rembourser. »
Cette formule mélange :
la mise en demeure de livrer ;
une résolution future et conditionnelle ;
une demande de remboursement.
Or l’article L.216-6 organise normalement une succession : le vendeur doit d’abord ne pas s’exécuter pendant le délai supplémentaire, puis le consommateur l’informe que le contrat est résolu.
Un juge pourrait éventuellement reconnaître l’efficacité d’une formulation automatique très claire, mais cela crée une discussion totalement inutile. La méthode sûre reste celle que vous avez indiquée : deux messages distincts.
4. Quatre jours ne sont pas forcément un délai raisonnable
La loi ne fixe aucun nombre de jours : elle exige un « délai supplémentaire raisonnable ».
Quatre jours peuvent être défendables pour un colis déjà très en retard et prétendument expédié, mais sept jours sont plus prudents. Pour un produit provenant de Chine et qui n’a même pas encore été remis à La Poste, quatre jours risquent de ne pas permettre matériellement la livraison.
Ce n’est donc pas nécessairement une erreur absolue, mais c’est un conseil trop affirmatif.
5. Sa date du 15 juillet est probablement fausse
Il soutient que la commande reçue le 5 juillet devait parvenir :
« le 15/07 au plus tard »
Pour un délai de 9 jours ouvrés, ce calcul ne tient pas.
Le 5 juillet 2026 était un dimanche. En comptant à partir du lundi 6 juillet et en excluant les week-ends ainsi que le mardi 14 juillet, le neuvième jour ouvré tombe normalement le vendredi 17 juillet 2026.
Même selon d’autres conventions de décompte, le 15 juillet ne correspond pas au terme de neuf jours ouvrés. Cela ne change toutefois pas le résultat : au 26 ou au 27 juillet, le délai était de toute façon dépassé.
6. Votre réponse n’était pas « erronée »
Justedroit vous reproche d’avoir évoqué le délai légal de 30 jours. Mais vous aviez précisément écrit :
« Si aucune date de livraison n’était indiquée […] sauf si le vendeur s’était engagé à livrer plus tôt. »
C’était juridiquement exact et présenté comme une vérification préalable, non comme l’affirmation qu’aucun délai n’existait. L’article L.216-1 prévoit bien :
priorité au délai annoncé ;
délai maximal de 30 jours seulement en l’absence d’indication.
Sa critique est donc assez malhonnête intellectuellement : il transforme une explication conditionnelle correcte en erreur, tout en passant à côté de sa propre erreur sur le point central des 14 jours.
Mon appréciation
Votre réponse est nettement plus exacte que celle de Justedroit.
Justedroit :
identifie correctement que le délai contractuel est dépassé ;
cite les bons articles ;
mais applique mal leur enchaînement ;
donne un mauvais point de départ au remboursement ;
affirme à tort que la LRAR est normalement exigée ;
et calcule vraisemblablement mal les neuf jours ouvrés.
Son ton très agressif envers vous est d’autant moins justifié qu’il n’a manifestement pas lu attentivement votre réponse et qu’il conserve l’erreur juridique la plus importante du fil.
Voilà , et tout est du même acabit et cela ne va pas s'améliorer, l'un vieilli avec des anciennes lois, l'autre multiplie son expertise par 5 chaque année.