Messagepar claude72230 » 22 sept. 2026, 14:54
Bonjour,
J'ai reçu la réponse de la DGCCRF (les fraudes) ce jour 22/09/2026
Ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Direction générale de la concurrence
de la consommation
et de la répression des fraudes
Service Réponse Conso
Téléphone 0809 540 550 – numéro non surtaxé – coût d'appel de l'opérateur
Montpellier, le 22/09/2026
Objet : Réponse: SC - PAPIN CLAUDE - climatisateur/PAC - modification du contrat/Option gratuite puis payante - AIRZONE FRANCE
Numéro départ : 2026-33126
Dossier n° 2026 21723 suivi par JOLICART D.
Madame, Monsieur,
Le 21/09/2026 vous signalez à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) votre litige avec la société AIRZONE FRANCE dont le siège social est situé 3 AVENUE DE L'OPERA, 75001 PARIS, (Siret : 48924347700093).
Vous précisez que ce professionnel vous aurait informé du caractère payant du service qu'il proposait jusqu'à présent à titre gratuit, notamment le contrôle à distance de votre système de climatisation.
Nous vous remercions pour votre signalement qui est bien enregistré auprès de la DGCCRF. Il pourrait être exploité ultérieurement dans le cadre du ciblage de nos services d’enquêtes.
Par ailleurs, nous attirons votre attention sur le fait que les enquêtes menées par les services de la DGCCRF visent à s’assurer du respect de la réglementation en vigueur relevant de leur compétence.
En effet, la DGCCRF n’est pas habilitée à intervenir, de quelque façon que ce soit, dans le règlement d’un litige, l’obtention d’un remboursement ou la reconnaissance d’un préjudice donnant droit à réparation, qui relèvent du Code Civil et donc du rôle du Médiateur, ou du Conciliateur puis du Tribunal Judiciaire.
Pour cela, vous trouverez ci-dessous, des informations pouvant vous êtres utiles ainsi que les démarches que vous pouvez mener pour tenter de régler votre litige avec ce professionnel.
I. Concernant le caractère payant du service jusqu'alors gratuit
En matière de relations contractuelles, le principe général est que tout contrat valablement conclu tient lieu de loi entre les parties (en application de l’article 1103 du code civil).
Le contrat a donc une force obligatoire et doit être exécuté, conformément à ce qui a été convenu. Il ne peut être en principe modifié unilatéralement.
Sur ce point, l’article 1193 du code civil précise que « les contrats ne peuvent être modifiés ou révoqués que du consentement mutuel des parties, ou pour les causes que la loi autorise ».
1/ Modification du contrat par consentement mutuel
Lors de la conclusion du contrat :
Une clause peut prévoir la possibilité d’une telle modification unilatérale du contrat (ex. : clause de révision ou d’indexation de prix, clause de renégociation…), sous réserve qu’elle soit licite et non abusive.
Dans ce cas, les modifications apportées ne peuvent dépendre directement ou indirectement de la volonté arbitraire du professionnel contractant, sous peine de contrevenir aux dispositions prévues par les articles R. 212-1, 3° (pour les clauses du contrat relatives à sa durée, aux caractéristiques ou au prix du bien à livrer ou du service à rendre) et R. 212-2, 6° du code de la consommation (pour les clauses portant sur des droits et obligations autres que celles prévues à l’article R. 212-1, 3°).
En cours d’exécution :
La demande de modification peut se faire à l’initiative de l’un des contractants. Les parties au contrat doivent alors tomber d’accord pour le modifier, en procédant par voie d’avenant.
2/ Modification autorisée par la loi
En application de l’article 1195 du code civil, des circonstances imprévisibles peuvent induire une renégociation du contrat.
La renégociation du contrat nécessite toutefois la réunion de trois conditions cumulatives :
- un changement de circonstances qui doit être imprévisible lors de la conclusion du contrat
- une exécution dont la charge serait devenue excessivement onéreuse pour l'autre partie
- l'absence de clause stipulant que les parties ont accepté les risques liés à l’imprévision.
La renégociation peut aboutir à la révision du contrat, ou à sa résiliation d’un commun accord.
A défaut, les parties peuvent décider de saisir le juge afin qu’il adapte le contrat.
Si aucun accord ne se dégage dans un délai raisonnable, le juge peut à la demande d’une seule partie réviser le contrat ou y mettre fin.
A noter :
Ces dispositions ne font pas obstacle à la possibilité, pour le professionnel, d’apporter des modifications :
- dès lors que celles-ci sont mineures et ne portent pas atteinte à l’équilibre ou à l’économie générale du contrat
- dans les contrats à durée indéterminée, sous réserve d’en informer suffisamment en avance le consommateur pour lui permettre éventuellement d’y mettre un terme, avant sa reconduction, si les conditions nouvelles ne lui conviennent pas.
L'article R. 212-4, al. 3 et 4 prévoit en effet que si la clause permettant au professionnel de modifier unilatéralement un contrat en cours peut être considérée comme abusive, celle-ci ne fait pas obstacle à l'existence de clauses par lesquelles :
- le contrat, lorsqu'il est conclu à durée indéterminée, stipule que le professionnel peut apporter unilatéralement des modifications liées au prix du bien à livrer ou du service à rendre à la condition que le consommateur en ait été averti dans un délai raisonnable pour être en mesure, le cas échéant, de résilier le contrat
- le contrat stipule que le professionnel peut apporter unilatéralement des modifications au contrat liées à l'évolution technique, dès lors qu'il n'en résulte ni augmentation de prix, ni altération de la qualité et que les caractéristiques auxquelles le non-professionnel ou le consommateur a subordonné son engagement ont pu figurer au contrat.
II. Concernant vos recours
Nous attirons votre attention sur le fait que les enquêtes menées par les services de la DGCCRF visent à s’assurer du respect de la réglementation en vigueur relevant de leur compétence.
Elles n’ont pas vocation à intervenir dans le règlement des litiges opposant un consommateur à un professionnel.
Aussi, vous trouverez ci-dessous les démarches que vous pouvez mener pour tenter de régler votre litige avec ce professionnel.
1/ Règlement amiable avec le professionnel
Tout d'abord, vous devez contacter le professionnel par écrit, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception ou par courriel, pour lui exposer l'objet de votre réclamation.
Vous détaillerez votre difficulté et joindrez un dossier avec l'ensemble des documents utiles (contrats, échanges de courriels...).
Ce courrier pourra constituer l'occasion de demander au professionnel les coordonnées de son médiateur de la consommation. (Voir plus bas)
Si cette démarche n'aboutit pas, vérifiez dans les conditions de vente du contrat ou sur le site internet de l'entreprise si le professionnel dispose d'une voie de recours interne tel qu'un service consommateur par exemple.
2/ Médiation de la consommation
Si votre requête écrite (LRAR ou courriel) auprès du professionnel ou de son service consommateur n'a pas abouti dans un délai raisonnable (maximum 2 mois), vous pouvez recourir au dispositif de médiation de la consommation.
La médiation fait intervenir un tiers dont la mission est d'aider les parties concernées à trouver un accord. Elle est gratuite et obéit à des règles de confidentialité.
Tout professionnel a l'obligation de vous en informer et de mettre à disposition sur son site internet ou ses documents, le nom et les coordonnées du médiateur compétent pour les litiges le concernant.
Pour plus d'informations sur la médiation, vous pouvez consulter la page :
https://www.economie.gouv.fr/mediation-conso
L'absence de désignation d'un médiateur constitue un manquement administratif que vous pourrez nous signaler sur le site https://signal.conso.gouv.fr/
3/ Conciliateur de justice
En l'absence de médiateur désigné, ou si ce dernier ne peut vous aider à résoudre votre litige, vous pouvez faire appel à un conciliateur de justice.
Le conciliateur de justice est une personne rattachée au Tribunal judiciaire, dont la mission est d’aider des parties en litige à parvenir à un accord amiable.
Celui-ci, après avoir entendu les deux parties (vous-même et le professionnel), proposera une solution pour régler votre différend. La conciliation est également gratuite.
Pour plus d'informations sur la conciliation, vous pouvez consulter la page suivante :
https://www.justice.fr/accord-amiable/conciliation
Pour saisir directement un conciliateur, vous pouvez consulter le site www.conciliateurs.fr, ou vous adresser à votre mairie pour connaitre le conciliateur compétent et ses horaires de permanence.
Ces voies de recours amiables (médiation ou conciliation) sont obligatoires, excepté en matière de crédit à la consommation et crédit immobilier, pour les litiges d’un montant inférieur ou égal à 5000€ avant de saisir le Tribunal judiciaire.
Elles sont conseillées pour ceux d’un montant supérieur à 5000€.
4/ Tribunal Judiciaire
Si les tentatives de règlement amiable échouent, seul le Tribunal Judiciaire aura la compétence pour arbitrer le litige et, par exemple, ordonner une indemnisation. Vous trouverez son adresse sur :
http://www.annuaires.justice.gouv.fr
Votre demande auprès du Tribunal Judiciaire devra être aussi documentée que possible avec un dossier complet comportant l'ensemble de vos échanges avec le professionnel (devis, factures, courriers, contrats...).
Vous trouverez toutes les informations utiles pour votre saisine à l'adresse :
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F20851
Vous devez régler un timbre fiscal de 50 € pour introduire votre demande en justice, sauf si vous êtes bénéficiaire de l’aide juridictionnelle.
Vous devez également payer votre avocat (obligatoire uniquement pour les litiges supérieurs à 10 000€) et le commissaire de justice chargé de délivrer l'assignation.
D'autres frais peuvent s'ajouter en cours de procédure, comme les frais d'expertise par exemple, mais vous pouvez demander, au stade de votre requête, que l'ensemble de vos frais de justice soient mis à la charge de la partie adverse.
Pour ces démarches, vous pouvez vous faire accompagner et vous renseigner auprès :
- d'une permanence d'accès au droit (liste à partir de la page https://www.justice.gouv.fr/annuaire/lieux-daccueil-dinformation/point-justice)
- du numéro unique de l'accès au droit 3039,
- d'une association de consommateurs,
- de votre protection juridique, objet d'un contrat spécifique ou liée à votre contrat d'assurance (pour plus d'informations : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F3049)
- ou d'un avocat (non obligatoire pour les litiges inférieurs à 10 000€).
Si vous remplissez les conditions d'attribution, vous pouvez demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle afin de vous aider dans ces démarches.
Pour plus d'informations sur l'aide juridictionnelle, vous pouvez consulter la fiche pratique suivante :
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F18074
En espérant avoir répondu à votre demande, cordialement
Le directeur P. Rubi
Ce service est en charge des réponses aux réclamations des consommateurs ayant saisi la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes.
Ne répondez pas directement à cet e-mail, celui-ci vous est envoyé automatiquement, aucun traitement ne pourra être effectué sur un éventuel retour.
Je transmets ça à ma section locale QC.
Courage pour la lecture et faîtes pareil ça va les inciter à enquêter.
Claude