Messagepar helium137 » 08 sept. 2026, 18:09
Voici mes expériences avec Juridica.
Je suis bailleur dans un immeuble qui a été ravalé il y a plusieurs années. Mon appartement loué comportait un store banne extérieur motorisé, que l'entreprise de travaux a mis sous plastique durant le ravalement.
Ce ravalement terminé, les housses plastiques ont été retirées, et mon locataire m'a signalé que le store était déréglé : course anormale, et déséquilibre entre bras gauche et droit. Par contre, il n'a JAMAIS déclaré que le moteur était mort. Il n'a jamais fait non plus de déclaration à son assurance, alors que le bail l'obligeait à faire les deux sous peine d'être tenu pour responsable des dégradations. Je lui ai proposé de venir constater et réparer moi-même ce qui s'apparentait à un simple problème de réglage. AUCUNE REPONSE de sa part.
Quelques mois passent, et lors de l'état des lieux de sortie, le commissaire que j'avais mandaté écrit lui-même au constat que le store est rendu "Dégradé", "Ne fonctionne pas", et fait état de l'avarie au moteur. Mon locataire a signé ce constat sans réserve.
Devant des dégâts qu'il n'avait jamais signalés, j'ai bien entendu protesté, et saisi Juridica en demandant la remise en état à ses frais, sauf à ce qu'il prouve que les dégradations étaient le résultat de la force majeure, ou le fait d'un tiers non introduit dans le logement, ou la mienne, comme le prévoit précisément l'article 7 c) de la loi de 1989.
J'insiste bien sur cet article : la loi considère que le locataire étant maître des lieux, c'est à lui à qui incombe de prouver que les dégradations sont imputables soit au bailleur, soit à un tiers, soit à la force majeure.
Il n'en a jamais rien fait.
Et c'est là ou les choses deviennent intéressantes :
- Juridica a ordonné une "expertise" au cabinet A_u (3 lettres) domicilié pas trop loin des lieux, mais quand même... pas complètement à côté non plus
- Ledit cabinet A_u ne m'a JAMAIS contacté, alors qu'il avait tout ce qu'il avait pour (mail, téléphone). PAS UNE SEULE FOIS.
Il ne m'a jamais communiqué non plus AUCUNE PIECE fournie par la partie adverse avant l' - "expertise". RIEN.
- Par contre, dans son rapport, il PRODUIT UN FAUX EMAIL, dans lequel mon locataire m'aurait signalé que le moteur était mort. Vous avez bien lu : il y a eu PRODUCTION D'UN FAUX, utilisé contre moi, pour tenter de prouver que j'avais connaissance du problème, et que je n'avais pas réagi.
- J'ai bien entendu protesté immédiatement, et demandé à ce que me soit communiqué l'original du mail, transmis par Gmail, avec ses entêtes SMTP.
- Ce à quoi le cabinet A_u a répondu en renvoyant le mail original que j'avais moi-même adressé à Juridica, sans falsification, et à modifié son "rapport d'expertise" , SANS MOT DIRE, en rétablissant le contenu original non falisfié.. lequel ne dit RIEN A PROPOS DU MOTEUR.
Ce même rapport conclut que "Aucun élément ne permet d'imputer à ce jour les désordres à un mauvais usage du locataire". Mais il ne rapporte pas non plus que tel élément prouve que le locataire N'EST PAS à l'origine des désordres, comme le veut justement l'article 7 c).
. Donc ce rapport ne prouve rien du tout.
Mon adversaire a lui aussi saisi sa protection juridique, qui a aussi envoyé une "experte", qui a rédigé aussi un rapport avec les mêmes conclusions, avec la décence d'avoir évité un faux.
Donc, ni l'un ni l'autre de ces rapports ne prouvent quoi que ce soit.
Pour autant, Pauline V., "juriste" chez Juridica, M2 de Toulouse en droit transport :
- m'a soutenu que ce rapport était merveilleux, et indiscutable. Selon elle, n'y a pas de doute possible: L'ABSENCE DE PREUVE EST UNE PREUVE DE L'ABSENCE, il ne peut en être autrement. (Vous voulez démontrer que Pi est algébrique ? Pas de problème : écrivez donc que vous n'arrivez pas à prouver qu'il est transcendant, et ça fera l'affaire ! On en apprend, des choses, avec Juridica !)
- n'a jamais discuté le rapport produit par la partie adverse, alors que c'est le seul qui me soit opposable.
- et s'est contentée d'utiliser le rapport qu'elle a commandé elle-même contre moi, alors que je suis l'assuré.
En d'autres termes : pour se débarrasser d'un assuré chez Juridica, on ordonne une expertise contre lui qui ne prouve absolument rien, on ne discute même pas les conclusions de la partie adverse, et on l'enfume jusqu'au bout en lui soutenant que l'absence de preuve est une preuve de l'absence, le tout en faisant semblant de ne pas comprendre et en espaçant bien les réponses d'une semaine au fil du temps. Bien sûr, on ne rappelle jamais les dispositions du L.127-1 du code des assurances.
Après avoir repris possession des lieux, deux storistes professionnels sont venus faire des devis chez moi. Tous les deux ont confirmé ce que je pensais depuis le départ, à savoir que le moteur avait cassé à la suite d'un déréglage du store (la longueur de toile était trop courte à cause de plis, le moteur a forcé contre lui-même), mais que celui qui avait provoqué la casse était celui qui avait appuyé sur le bouton de commande. Et ça ne pouvait être que mon locataire, car cette commande est à l'intérieur du logement. Les deux ont aussi confirmé que les conséquences de la toile trop courte était une barre de charge cintrée.. alors que l' "experte" A_u , et sa consoeur lors de l'expertise, ont affirmé qu'elles n'avaient rien remarqué d'anormal.
A la suite de quoi, j'ai décidé d'adopter pour mon contrat de PJ la seule voie qu'il me semblait fait pour suivre : celle de la résiliation. Aujourd'hui, je dois reconnaître que c'est une meilleures décisions que j'ai prises cette année-là.
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Plus récemment, un proche dont je m'occupe des affaires, et également assuré par Axa/Juridica, a eu des démêlés avec son syndic, qui ne voulait pas lui transmettre des PV d'AG. L'article 33 du décret du 17 mars 1967 l'oblige pourtant à le faire. Les PV ont 15 ans d'age,et il y eu plusieurs syndics successifs. Mais l'article 33 ne prévoit ni délai, ni prescription (ce qui est logique: le droit de la propriété est imprescriptible), et prévoit que tous les PV doivent être dans les archives du syndicat. Archives qui, à tout moment, sont entre les mains d'un syndic et d'un seul : celui qui est en exercice.
Dossier confié à Tomy 0. chez Juridica, M2 en droit bancaire selon son CV affiché publiquement, qui serait chez Juridica après avoir géré 400 contentieux chez un assureur concurrent, et une longue expérience d'employé polyvalent et d'équipier magasinier chez deux enseignes de la grande distribution dont je ne donnerai pas le nom car ils sont étrangers au problème.
J'ai demandé une mise en demeure du syndic en exercice, le seul sur qui pèse l'article 33.
La réponse de Tomy 0.? Saisissez donc tous les syndics précédents, et revenez me voir ensuite.
Accessoirement, le "juriste" Tomy 0. n'a pas bien compris l'article 33, qu'il ne cite d'ailleurs jamais. Ses réponses, qui tiennent toutes en 3 lignes, ne valent pas un kopeck, puisque selon cet article, seul le syndic en exercice a l'obligation de me délivrer les copies de PV que je réclame - et pour cause, il est le seul à avoir les archves.
En d'autres termes, je n'avais pas bien compris en tant qu'assuré Juridica, ce n'était pas Juridica qui allait m'assister, mais l'inverse.
Je terminerai juste par une remarque sur les délais:
- une semaine pour enregistrer le litige
- une semaine pour le confier à un "juriste"
- une semaine pour qu'il l'analyse et demande une pièce d'identité
- une semaine pour qu'il demande des précisions sur l'historique des syndics
- une semaine pour qu'il réponde : saisissez donc les syndics, et revenez me voir ensuite.
Bien que la décision ne m'appartienne pas, je pense que ce contrat va probablement suivre lui aussi la voie qu'il mérite : celle de la résiliation.
Mes conclusions :
1) Il me paraît plus intéressant de résilier des contrats de protection juridique Axa que de les payer.
2) Il me paraît plus efficace de traiter moi-même mes contentieux
3) Il me semble plus beaucoup plus intéressant d'être actionnaire que client d'Axa.
Voilà mon témoignage.
AVIS AUX MODERATEURS - Je rappelle que l'article 29 du code pénal prévoit qu'un propos est diffamatoire s'il est une allégation ou une imputation portant atteinte à quelqu'un. Or, je peux TOUT PROUVER de ce que j'affirme. ABSOLUMENT TOUT. Si vous voulez des preuves, je vous les livre, en accord avec la loi du 29 juillet 1881. Mais si ce site respecte la liberté d'expression, alors ce qui EST VRAI DOIT être publié, peu importe que cela ne plaise pas à certains.