Objet: La géothermie est-elle néfaste pour l’environnement ?
Madame, Monsieur,
Permettez-moi de partager avec vous une situation dont notre foyer fait actuellement les frais et à laquelle nombre de vos lecteurs ont probablement été déjà confrontés. Vos suggestions en ce sens seraient des plus appréciées.
Nous nous sommes équipés en 2003 d’une pompe à chaleur eau-eau en remplacement d’une chaudière au gaz propane.
Quelques mois après que ce matériel géothermique ait été livré à notre domicile par son fabricant, le prestataire de service avec qui nous transigions a déposé son bilan.
Nous avons récemment découvert qu’à l’époque de cet achat, certaines dispositions liées au protocole de Kyoto stipulaient déjà l’interdiction d’utiliser plusieurs des composants inclus dans cet équipement – un comble lorsque la motivation première d’une telle acquisition est de réduire la consommation d’énergie et de contribuer à un environnement meilleur.
Ainsi et malgré les connaissances que tout consommateur est en droit d’attendre de telles entreprises, force est de constater que le fabricant et son prestataire ont délibérément vendu du matériel interdit par la législation en vigueur tout en « omettant » d’en aviser leurs clients.
Dans notre cas, ladite pompe à chaleur contient du R22, un puissant gaz à effet de serre interdit à la vente dès janvier 2001 :
Résumé du règlement qui a été voté au parlement Européen.
· Utilisation des CFC interdite à compter du 1er janvier 2001 ;
· Utilisation des HCFC interdite dans tous les équipements neufs à partir du 1er Janvier 2001 (sauf dans les appareils de climatisation de moins de 100 KW et dans les pompes à chaleur) ;
· Utilisation des HCFC interdite dans les climatiseurs de moins de 100 KW à compter du 1er Juillet 2002 ;
· Utilisation des HCFC interdite dans les pompes à chaleur neuve à partir du 1er Janvier 2004 ;
· Utilisation des HCFC neufs interdite pour la maintenance des installations à partir du 1er Janvier 2010 ;
· Utilisation des HCFC recyclés interdite à compter du 1er Janvier 2015.
Cette situation implique à notre égard un préjudice certain puisque le remplacement du R22 par un autre fluide frigorigène diminuerait d’une part les performances de la pompe à chaleur tout en engageant d’importantes sommes consécutives au remplacement de tous les composants liés à ce gaz.
Devons-nous supporter une telle dépense au risque de devoir débourser l’équivalent d’une machine neuve ?
Quels recours avons-nous ?
À l’évidence, de nombreux pays savaient ce qu’ils faisaient en refusant de signer le protocole de Kyoto. Faute de pouvoir les en blâmer, c’est une fois de plus les consommateurs qui payent à leur place la facture...
Dans l’attente de vos nouvelles et cordialement,
François Clément